Mais qu’est-ce qu’elle nous a fait encore, la Cocotte ? C’est pas français, ça ! Non, effectivement, ça vient de Turquie ou d’Arménie. C’est une sorte de pizza.
Oh, il sent le soleil, ton plat, ma Cocotte ! C’est l’Italie et l’Espagne réunies pour le meilleur et le meilleur. Aubergine, tomate, fromage et chorizo.
Lavez les aubergines, enlevez la partie du haut puis détaillez chaque aubergine en tranches d’1 cm d’épaisseur.
Avec la pointe d’un couteau, faites des croisillons sur les tranches, de chaque côté, et saupoudrez-les de gros sel pour les faire dégorger pendant une heure.
Retournez-les une fois pendant ce temps en les saupoudrant encore de gros sel.
Préchauffez le four à 180°c, th. 6.
Huilez un plat à gratin, étalez les aubergines, huilez les aubergines puis versez le coulis de tomate par dessus.
Vous pouvez utiliser deux plats pour que les aubergines ne se chevauchent pas.
Parsemez de mozzarella tranchée, saupoudrez de parmesan et enfournez pour une bonne demi-heure.
Vers la fin de la cuisson, détaillez en lamelles les rondelles de chorizo et parsemez-en votre plat.
Remettez quelques minutes au four puis servez aussitôt.
Moi, moi, moi ! Non, moi d’abord ! Non, c’est moi qui vais plonger la première dans la sauce. C’est quoi dedans ? De la roquette ! Hum…mais c’est d’enfer !
Aujourd’hui atelier pâte à modeler. On fait une simple pâte à pizza et on laisse faire les enfants. Il y aura de la farine partout mais on s’en fiche. C’est mercredi, c’est leur jour.
Oh, mes amis, ces petits pains sont une merveille ! Parfumés, gonflés, avec ce petit goût de fromage qui va faire craquer tout le monde. A dévorer sans attendre.
Si vous habitez dans le Nord-Pas de Calais, si votre cuisine est la pièce la plus importante ou presque de votre maison, si un vieux tablier plein de taches vous sied à merveille, si vous gardez comme une relique le cahier de recettes de Mamie Francine ou Cousine Fernande, si vous avez une recette qui vient d’un temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître et qui vous a été léguée par votre arrière grand-mère qui la tenait elle-même de la grand-mère de son mari, si vous maniez la cuillère en bois comme la majorette à la cuisse ronde manie le twirling-bâton, si vous restez béate d’admiration et bavez d’envie devant le rayon casseroles des Galeries Lafayette ou du Printemps, si vos invités s’extasient devant votre dégradé de courgettes sauce béchamel, si vos enfants finissent immanquablement leurs assiettes sans rechigner, si votre mari vous regarde, au bout de 30 ans de vie commune, avec le même regard amoureux qu’à 20 ans, quand vous lui servez une escalope Valdostana ou un pot-au-feu avec un peu de queue de boeuf ou des farcis ou des…., si votre femme s’offre à vous pour un poulet aux olives et citrons confits, si Raymond, Michel ou Jamie Oliver, Ainsley Harriott, les frères Pourcel, la mère Poularde ou Maïté s’immiscent dans vos plus beaux rêves, si vous venez d’un pays proche ou lointain où les saveurs ne sont pas l’amer de l’endive, le sucre de la betterave, la chaussette sale du Maroilles, si vous aimez parler, raconter des histoires, vous dévoiler, cancaner, si vous avez une feuille et un stylo sous la main, Alors sachez qu’il vous reste exactement 20 jours pour écrire à l’adresse suivante : Anne Tomczak, Desk magazine, La Voix du Nord, 8, place du général de Gaulle, BP 549, 59 023 Lille Cédex. Vous aurez peut-être la chance d’être sélectionnée et de participer au deuxième numéro de Secrets de cuisine du Nord – Pas de Calais. La Cocotte réunit plus d’une de ces conditions mais elle ne peut pas écrire. En effet, elle viendra peut-être chez vous, recueillir avec plaisir, vos histoires et vos recettes. Si ce n’est pas elle, ce sera une autre tout aussi toquée de cuisine qu’elle ! A vos recettes ! A vos recettes !
Elle est là, qui vous attend, dans le coin de l’étal du boucher. Une petite queue de veau qui donne à votre cuisine une saveur d’autrefois, une saveur couleur sépia.