Dans le Nord, dès que le soleil pointe le bout de son nez plus de 5 minutes, l’autochtone n’a qu’une envie, sortir son barbecue pour se faire une bonne grillade. Et c’est là qu’intervient Christian Lemaire. Boucher de son état à Pérenchies, il approvisionne tous les fous de barbecue du coin, en merguez douces ou piquantes. Des jardins, petits ou grands, s’échappe alors une odeur qui sent bon l’été.
Emiettez la levure et délayez-la dans un peu d’eau tiède.
Mélangez le sel, la coriandre et une pincée de piment à la farine, faites un puits et versez la levure délayée.
Commencez à pétrir en ajoutant l’eau tiède petit à petit.
Pétrissez pendant 5 minutes au moins.
Formez une belle boule non collante.
Couvrez d’un linge propre et laissez lever pendant 1 h 30.
Enlevez le boyau des merguez et écrasez-les.
Coupez la boule en deux.
Sur du papier sulfurisé, formez 2 rectangles de 30×40 cm.
Tartinez-en un de merguez écrasée et recouvrez-le de l’autre rectangle.
Soudez bien les bords.
Coupez les tomates-cerises en deux et recouvrez-en la surface du pain en les enfonçant un peu.
Couvrez à nouveau d’un linge et laissez lever une bonne heure.
Préchauffez le four à 225°c (th. 7/8).
Versez un peu d’huile d’olive sur le pain et poivrez-le.
Enfournez et laissez-le cuire 15 mn à 225°c puis baissez la température à 200°c et laissez encore 10 mn.
Sortez le pain du four, déposez-le sur une grille et dégustez-le encore tiède.
Producteurs : Christian et Benjamin Lemaire, la relève est assurée.
Si le vendredi on défile à la boucherie Lemaire, ce n’est pas un hasard. En prévision du week-end ensoleillé ou pas, particuliers et restaurateurs se pressent pour les merguez. Dans le laboratoire, au poussoir, ça défile aussi. Faites les comptes : Bœuf, boyau de mouton et épices gardées secrètes forment les 70 grammes d’une merguez de 20 cm. Ça fait 14 merguez par kg sur 280 mètres. Certains jours Christian en vend plus de 200 kg. Ce qui nous fait, ma p’tite dame, 5 km 600 de saucisses épicées ! Imaginez sur une année !
Boucherie Lemaire, 383 Rue de la Prévôté, 59840 Pérenchies 0320224000
Trucs et astuces
« A l’achat, certaines merguez sont grosses comme deux doigts, et à la fin de la cuisson, elles sont grosses comme le petit doigt. Nous, nos merguez, elles restent pareil ! Dans les nôtres, y’a pas beaucoup de gras dedans. Comme ça, elles ne sautent pas», Christian sait de quoi il parle. Ça fait 30 ans qu’il en fait tous les jours. «Gardez-les trois jours au réfrigérateur, pas plus. Et quand vous les cuisez, cuisez-les bien. »
Un conseil de la Cocotte, pour changer des merguez grillées, farcissez-en courgettes, navets ou tomates. Pas besoin d’assaisonnement, il est déjà dedans.
Retrouvez ce reportage dans le cahier central du supplément gratuit de la Voix Du Nord du samedi 22 juin 2013.
Textes et photos : Odile Bazin
L’aînée de la Cocotte a l’âme voyageuse, un sac vissé au dos en permanence, le minimum vital à l’intérieur, le plan des villes et la route pour les rejoindre dans la tête. Elle n’est pas bien vieille mais a déjà parcouru un grand nombre de contrées étranges et étrangères, seule ou en bonne compagnie.
Depuis un an et pour quelques jours encore, son sac fait une pause là où des gondoles charrient des amoureux du monde entier.
Depuis un an, elle rassure sa mère-poule en lui envoyant des mails très courts ou très longs qui ont tous un point commun. Ils parlent tous de nourriture.
Au début la petite cuisine pour compenser l’exil très certainement mais très vite la petite cuisine pour avaler l’endroit.
Très vite, elle apprend la ville, arpente les calle des sestiere pour repérer les pierres, les murs, les sols, les ponts, les puits, les marchés, les bistros…
En avril dernier, la Cocotte et la dernière du poulailler l’ont rejointe pour une pause enchantée.
Enfin… une pause, pas vraiment. Elles ont arpenté la ville elles aussi, la suivant dans ses promenades. Elle connaît tout ou presque et même si elle se perd, ça n’est pas grave, c’est pour mieux découvrir. Elle s’arrête devant une statue et vous narre l’histoire du sculpté, elle vous montre un escalier et vous raconte ce qui s’y est passé le 18 mai 1625 à 12 h 56, elle va de musée en musée, de sotoportego en sotoportego, de pont en pont, de campo en campo, avec le gai savoir.
Puis elle entre dans les bistros, on l’accueille avec un « buongiorno Amore », commande un Spritz au Cinar ou alla Zucca et vous invite à goûter les meilleures lasagnes de Venise d’Italie du monde, les meilleures pâtes à l’encre de seiche de Venise d’Italie du monde, les meilleures melanzane alla parmigiana de Venise d’Italie du monde…
Elle connaît tout, la cocotte vous dit.
C’est qu’elle a révisé, la petite ! Y’a de l’entraînement derrière tout ça. On n’apprend pas ça dans les livres. On apprend ça avec l’autochtone, l’autochtone qui fait comme elle, l’autochtone qui ne parle que de nourriture, de bons produits, qui sait où trouver les meilleurs artichauts, le p’tit vin qui va bien avec, le fromage qui se râpe comme il faut et l’autochtone qui décide à minuit de préparer un plat de spaghetti ou de bigoli en redescendant de l’altana.
La petite voyageuse va bientôt rentrer au poulailler et la cocotte est sûre que pour compenser l’exil de Venise, elle cuisinera. La Cocotte attend son retour. La Cocotte est gourmande.
Pelez et coupez les oignons en rondelles assez fines.
Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle anti-adhésive et faites dorer les oignons pendant quelques minutes.
Puis déglacez au vinaigre de vin.
Si vous avez de la grappa, versez-en un peu, faites flamber puis continuez avec le vinaigre.
Lavez et ciselez du persil plat, salez et poivrez les oignons et parsemez-le de persil.
Pendant que cuisent les oignons, découpez le foie en grosses lamelles.
Passez-les dans la farine et faites fondre une belle noix de beurre dans une autre poêle.
Faites-y revenir quelques minutes les lamelles de foie, 6 à 7 minutes sont nécessaires, salez et poivrez.
Mélangez foie et oignons et servez avec des pommes-vapeur que vous ferez dorer en même temps que les oignons ou optez pour des petites portions de polenta.
*Le foie de veau est plus cher que le foie de génisse mais il est aussi plus fin. A vous de choisir.
En France on mange rarement l’avocat en version sucrée. Ailleurs, on n’a pas peur de le mélanger à des fruits. Soyons fous pour une fois, évadons-nous.
Faites fondre 20 g de saindoux et ajoutez les échalotes.
Faites cuire à feu moyen d’abord pour rendre les échalotes transparentes puis baissez le feu.
Salez, poivrez et ajoutez une cuillère à soupe de sauce-soja.
Couvrez et faites confire pendant 30 mn en prenant soin de ne pas laisser attacher les échalotes dans le fond de la casserole. Ajoutez un peu de liquide si nécessaire.
Epluchez les betteraves et coupez-les dans le sens de la longueur en tranches d’1 cm.
Cuisez-les à la vapeur dans une casserole d’eau légèrement salée pendant 15 minutes.
Piquez vos betteraves avec la lame d’un couteau pour vérifier si elles sont bien cuites. La lame doit passer facilement à travers.
Disposez les crapaudines dans un plat et recouvrez-les des échalotes.
Aujourd’hui on joue les patates de canapé (en Anglais, couch potato), de bons burgers-maison, des chips ou des frites, des serviettes colorées. Comme à New York. Yeah !
Formez 6 petits steaks hachés avec la viande et faites-les griller sur le grill.
Ensuite faites griller les rondelles de bacon.
Nettoyez le grill.
Epluchez les oignons, coupez-les en rondelles puis enfermez-les dans un sachet-plastique, ajoutez la farine et secouez bien le sachet pour répartir la farine sur les rondelles.
Faites-les frire jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
Lavez la salade et coupez-la en lanières.
Coupez les pains en deux, tartinez-les de moutarde douce.
Ajoutez les steaks hachés encore chauds, salez, poivrez, parsemez d’oignons frits, de lanières de salade, déposez 2 rondelles de bacon et de tranches de mimolette.
Ajoutez un peu de sauce américaine.
Fermez les burgers et déposez-les dans le grill.
Fermez le grill et pressez assez fortement pour bien réchauffer le sandwich, comme pour les panini.